Le Centre grégorien Saint-Pie X, oeuvrant sous l'égide de la Fraternité de la Transfiguration (Mérigny), avec la collaboration du district de France de la Fraternité Saint  Pie X, a pour but de favoriser l'étude et la pratique du chant grégorien dans un cadre liturgique (pour cela, il se place dans la lignée de l'interprétation de Dom Gajard et, dans le cadre des sessions qu'il organise, fait participer quotidiennement au chant de la messe et des complies). L'enseignement dispensé s'atta­che à couvrir l'ensemble des besoins, des débutants jusqu'aux chefs de chœur.

Sessions 2016 : renseignements et inscriptions

le Publié dans Sessions -> Renseignements et Inscriptions

FORMATIONS « CHORISTE » et « DIRECTION » :

Un cycle de sessions pour choristes (qu’il est indispensable de prolonger pendant l’année par une pratique assidue sous la direction d’un chef compétent) est organisé, ainsi qu’un cycle de formation pour chefs de chœur : 

-La session 1er degré est accessible aux débutants (seule condition indispensable : chanter juste d’avance) ; elle a pour but l’acquisition des notions de base (lecture et chant des notes et des mots latins – initiation au rythme grégorien – bases liturgiques et spirituelles sous-tendant le chant grégorien).

-En session 2e degré, on approfondit et on s’approprie les notions abordées en 1er degré, pour acquérir le savoir-faire correspondant. Pour accéder à ce degré, il faut avoir acquis – au Centre ou ailleurs – le niveau 1er degré. Ce 2e degré, où l’accent est mis sur la pratique, peut sans inconvénient être renouvelé plusieurs fois, d’autant qu’un système de modules permet de s’adapter aux besoins de chacun.

-Enfin, les sessions de direction (en 3 degrés successifs) s’adressent aux chantres confirmés, qui ont assimilé théoriquement et pratiquement l’enseignement dispensé dans les sessions précédentes, et qui se destinent à la direction. On y approfondit les questions délicates d’interprétation des pièces et de direction de chœur.

AU PROGRAMME DE L’ANNÉE 2016 :

-Du dimanche 14 (19 H) au samedi 20 février 2016 (14 H) : 1ER et 2E DEGRÉ

-Du dimanche 24 (19 H) au samedi 30 juillet 2016 (14 H) : 1ER et 2E DEGRÉ et DIRECTION

-Du dimanche 21 (19 H) au samedi 27 août 2016 (14 H) : 1ER et 2E DEGRÉ 

______________________________________

En outre sont organisées des :

SESSIONS D’INITIATION D’ACCOMPAGNEMENT A L’ORGUE :

lors des sessions de juillet ou d’août 2016, en fonction de la demande – nous contacter s.v.p.

La session pour organistes s’adresse aux musiciens pratiquant déjà un instrument à clavier (sauf orgue de variété ou synthétiseur), possédant des notions d’harmonie et connaissant d’avance le chant grégorien (conditions impératives : en cas de doute, nous contacter) ; elle donne les conditions nécessaires pour accompagner celui-ci avec tout l’art voulu, en tenant compte notamment de la modalité grégorienne. 

 

Conditions matérielles :

Les sessions se déroulent au centre de la France, à l’hôtellerie de la Fraternité de la Transfiguration, au lieu-dit « Le Bois », 36220 MÉRIGNY.

   Prix de la session complète (logement et repas compris) :    250 E

   Prix étudiants ou religieux :            180 E  

Un fonds d’entraide est ouvert pour que le prix ne soit un obstacle pour personne; nous faisons appel à votre générosité pour qu’il puisse être efficace. Merci d’avance.

Les places sont en nombre limité ; ne pas tarder à s’inscrire donc.

 

Pour tous renseignements, s’adresser à :

Père DAMIEN-MARIE

Centre grégorien Saint-Pie X, 10 place des Tilleuls 79600 ASSAIS

Tél.- fax : 05-49-64-80-20   Adresse électronique : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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Le rythme en quelques notions philosophiques

le Publié dans Chant Grégorien -> Le chant grégorien

            Dans un article précédent, nous avons brièvement présenté la notion du rythme dégagée par Dom Mocquereau. Il reprend la définition de Platon : Le Rythme est l’ordonnance du mouvement. L’explication de cette définition fait appel aux notions d’ordre, de relation, d’unité, de forme et de vie, qui renvoient manifestement à la philosophie d’Aristote et de St Thomas d’Aquin.

            Nous voudrions ici situer ces notions dans l’enseignement de ces deux auteurs pour mieux cerner la notion du rythme.

I     Visite éclair dans l’univers de la philosophie

L’analogie

            Commençons par ouvrir la logique d’Aristote, cette partie de la philosophie où est étudié le fonctionnement de la raison. Nous retiendrons juste ici les grandes lignes du premier livre : les Catégories. Dès la première page, Aristote ébauche la doctrine de l’analogie. C’est un point capital pour la vie de notre intelligence. Un terme est dit analogue, lorsque les diverses significations qu’il prend ne sont ni totalement identiques, ni totalement étrangères, mais se tiennent l’une par rapport à l’autre dans un certain rapport[1]. Il y a par exemple analogie entre la vie dans la plante, dans l’animal, chez l’homme et en Dieu. Connaissant la vie de l’homme ou de l’animal, nous pourrons dire quelque chose de la vie en Dieu.

Substance et accident

            Dans cette même première page, Aristote pose la distinction fondamentale entre substance et accident. L’accident est dans un sujet qui est substance (science, couleur, …), tandis que la substance n’est pas dans un sujet (homme, Pierre, …). Cette distinction dans la manière de dire les choses correspond à une distinction dans leur manière d’être[2]. Nous retrouverons cela plus loin en métaphysique : l’être d’un accident n’est pas l’être d’une substance. Comme l’étymologie l’indique, la substance se tient sous les accidents. Il n’y a pas de couleur, sans sujet coloré. On distingue ensuite neuf genres d’accidents dont nous retiendrons ici les trois principaux : quantité, qualité et relation. Prenons quelques exemples : pour la quantité, les dimensions d’une table ; pour la qualité, la couleur d’un mur ; pour la relation, la paternité.

Matière et forme

            Après avoir mis de l’ordre dans nos concepts, suivons Aristote dans son étude du monde qui l’entoure. C’est la physique ou l’étude de la nature qui s’offre à nous en premier. C’est ici qu’est étudié le mouvement dans toute sa généralité, puisque l’étude de la nature, c’est l’étude de l’être mobile. Aristote, au terme d’une longue enquête sur la doctrine de ceux qui l’ont précédé, dégage les notions de matière et de forme. Pour rendre raison du changement, il faut un principe qui demeure qu’on appellera matière, et un principe nouveau, la forme. C’est clair pour le changement accidentel, où la substance demeure. Ainsi lorsque l’on peint un mur en rouge, il change de couleur. La substance mur qui est sujet de la couleur demeure, mais une nouvelle forme accidentelle (rouge) survient. Par analogie, Aristote applique cette distinction aussi au changement substantiel (génération ou corruption). C’est un apport majeur d’Aristote, qui introduit ainsi les notions de matière première et de forme substantielle. Cette matière première n’existe jamais seule dans la nature. Ce qui existe ce sont des composés de matière première et de forme substantielle, qui sont des êtres naturels. Mais la matière première est nécessaire pour rendre raison du changement substantiel.

Nature et art

            Aristote se penche ensuite sur la nature et la définit comme le principe intrinsèque et ultime du mouvement et du repos d’une chose dans laquelle ceux-ci sont présents per se et premièrement, et non accidentellement[3]. L’être naturel est celui qui a en lui-même son principe de mouvement. Ce peut être, par exemple, le mouvement de chute libre du caillou, ou la digestion.

            En un sens la nature s’oppose à l’art, que ce soit l’art de l’artisan ou de l’artiste. L’objet d’art en tant que tel n’a pas en lui son principe de mouvement comme l’être naturel. Par exemple un lit en bois ne se corrompt pas en tant que lit, mais en tant que bois. C’est par ce côté qu’il est naturel. Si l’on applique ce que l’on vient de voir plus haut, on dira que l’être naturel est composé de matière première et de forme substantielle, tandis que l’objet d’art en tant qu’objet d’art est composé de matière et de forme accidentelle. Là encore, entre les deux, il y a analogie, comme le note Aristote, l’art imite la nature, autrement dit la nature est en quelque sorte un art dont Dieu est l’auteur. Et pour nous apprentis philosophes, l’objet d’art, que nous connaissons mieux, car nous en sommes l’auteur, nous permet de comprendre quelque chose de la nature. Mais retenons bien que l’unité d’un être naturelle est plus forte, elle est substantielle, tandis que l’unité de l’objet d’art est plus faible, elle n’est qu’accidentelle.

Le mouvement

            L’étude de la nature se poursuit avec l’étude des quatre causes, puis celle du mouvement qui est l’acte de l’étant en puissance en tant que tel[4]. Notre visite éclair ne nous permet pas d’approfondir ici cette notion. La définition donnée s’éclairera un peu avec les rudiments de métaphysique donnés ci-dessous. Retenons surtout ici la place qu’occupe la notion de mouvement dans l’étude de la nature, c’est-à-dire dans l’étude de l’être en mouvement.

L’âme et la vie

            Notre visite éclair nous conduit ensuite à l’étude d’un être naturel tout particulier, l’être vivant, c’est la psychologie. Ce qui caractérise la vie, c’est le fait que le vivant est le principe de son mouvement[5]. Il pose de lui-même ses opérations vitales. Parmi les substances naturelles, le vivant se classe dans les plus parfaites, parce qu’il est plus autonome. Pour marquer cette perfection, sa forme substantielle a un nom qui lui est propre, c’est l’âme. Comme l’enseigne Aristote, l’âme est la forme d’un corps organisé[6].

L’analogie de l’être

            Nous arrivons enfin à la métaphysique qui se penche sur l’être en tant que tel. Sans rentrer dans les détails de cette partie la plus élevée de la philosophie, arrêtons-nous à une remarque importante de St Thomas au début de cette étude[7]. L’être est analogue et les modes d’être peuvent se ramener à quatre : le plus faible qui est seulement dans la raison, le mouvement, l’accident et enfin la substance qui est le mode le plus parfait. Ce bref aperçu nous permet de situer quelques notions entrevues précédemment : la substance a un être plus solide auquel les autres se réfèrent, l’accident n’existe que dans une substance, le mouvement ne fait que tendre à la substance ou à un accident, au plus bas degré de l’échelle, l’être de raison n’existe pas dans la réalité.

Acte et puissance

            La distinction de l’être en acte et puissance revient constamment dans la doctrine d’Aristote et de St Thomas. Nous l’avons déjà évoquée en parlant du mouvement. Mais c’est seulement après avoir étudié la substance qu’Aristote se penche sur ce problème. Puissance et acte apparaissent, en général[8], comme deux corrélatifs, l’un se disant par rapport à l’autre. La puissance est une aptitude à être, ou à recevoir telle perfection. L’acte n’est pas seulement l’activité ou l’opération, comme le comprend le langage courant, mais il est l’achèvement, la réalisation, la perfection possédée.[9]

             Cette distinction entre acte et puissance jette une forte lumière sur toutes les parties de la philosophie. C’est ainsi que la cosmologie affirme que la forme est à la matière ce que l’acte est à la puissance. Par le mouvement un être imparfait, en puissance, reçoit un acte auquel il était disposé. La psychologie dit que l’âme est l’acte du corps.[10]

II   Application à la notion du rythme

            Ce bref survol de l’univers de la philosophie scolastique nous a permis d’en situer quelques notions clés. Revenons maintenant à notre question du rythme musical. C’est l’ordonnance du mouvement sonore.

Le son : un accident de certains corps

            Manifestement l’analyse philosophique de cet être tombe sous l’objet de la physique, puisqu’il est question d’être en mouvement. Un corps physique en mouvement a parmi ses qualités celle d’être audible. Ce qui est substance, c’est le sujet, le corps qui émet ou transmet le son. Ce corps peut être l’instrument de musique, l’air ambiant, … c’est le sujet qui vibre. Le son n’est qu’un accident, plus précisément une qualité.

            Remarquez que le musicien, qui se penche comme artiste sur l’étude du son, ne s’intéresse pas d’abord au sujet, au corps qui émet un son, mais à la qualité sonore de ce corps. On fabrique, par exemple, aujourd’hui des instruments en plastique dont le son ressemble à s’y méprendre à celui des instruments en cuivre. Comme nous l’avons souligné en opposant nature et art, l’artiste travaille au niveau de la forme accidentelle et non au niveau de la substance. C’est le regard du philosophe qui pénètre jusque-là, au plus profond de l’être.

Le rythme : forme par analogie

            Puisqu’il y a analogie entre la substance et l’accident, on ne sera pas étonné de voir le musicien, traiter les sons comme des substances, parler comme nous l’avons vu chez Dom Mocquereau, de matière et forme rythmique. La matière, ce sont les différents sons, qui correspondent aux différentes notes écrites sur la partition, ils ont leur durée, leur intensité, leur hauteur et leur timbre. La forme, c’est ce rythme que nous cherchons à cerner.

            Nous parlions plus haut de l’âme qui est forme du corps vivant, on pourra dire de même, en n'oubliant pas qu’il s’agit d’une analogie, que le rythme est l’âme du mouvement sonore. Il lui donne la vie. On pourra rapprocher le rapport rythme – mélodie du rapport âme – corps, en gardant bien à l’esprit que les deux ne sont pas séparables : un corps sans âme, ce n’est plus un corps, c’est un cadavre ; une mélodie sans rythme, ce n’est plus une mélodie. De même que matière et forme substantielle ne peuvent en principe[11] exister séparément, tout en étant bien distincts, mélodie et rythme ne peuvent être séparés.

            Insistons encore sur la distance, qu’il y a entre le rythme et la forme de l’être naturel. Nous ne sommes pas seulement à la recherche d’une forme accidentelle, mais nous étudions un mouvement d’une qualité liée au mouvement, le mouvement sonore. Si l’on se souvient de l’analogie de l’être que l’on exposait plus haut, on voit combien notre sujet s’éloigne de la substance, et on comprend mieux la difficulté de l’étude spéculative de cet être très mêlé de puissance.

            Une conséquence intéressante du fait que le rythme n’est forme du mouvement sonore que par analogie, c’est qu’on pourra trouver d’autres éléments qui jouent le rôle de forme par rapport au mouvement sonore. Citons par exemple la modalité[12].

Le rythme comme relation

            Dom Gajard parlait du rythme comme d’une relation. Voilà qui va nous aider à cerner la nature de cette forme par analogie. Nous pouvons faire la comparaison avec la société. Ici nous avons différentes personnes mises en relation qui forment un tout, qu’on appelle la société. C’est un tout qui n’est pas une substance, mais la société n’est pas non plus une pure collection d’individus. Il y a un ordre. Il est clair qu’on peut parler ici aussi, mais toujours par analogie, de matière et de forme. La matière, ce sont les différentes personnes qui compose la société, tandis que la forme, c’est l’ordre, la ou les relations qui assurent l’unité de la société.

            Le rythme est donc un ensemble de relations entre les différents éléments du mouvement sonore qui sont les notes pour un musicien. On dit la même chose lorsque l’on parle d’ordre.

Conclusion

            Ces quelques lignes nous ont permis de situer la notion de rythme dégagée par Dom Mocquereau. Le rythme est forme du mouvement sonore par analogie, il lui donne son unité. Plus précisément, il s’agit d’ordre et de relation.

            Pour aller plus loin en philosophie, il faut caractériser cette relation. En effet, la relation peut être réelle, et c’est alors l’un des accidents[13], ou elle peut être de raison. Qu’en est-il pour le rythme ? S’agit-il de relation réelle, ou de construction de l’intelligence appréciant le mouvement sonore ? Nous nous pencherons sur cette question lors d’un prochain article.

Abbé V. Gélineau

 

 

[1]      P Jean-Dominique, Lettre à un curieux, p54

[2]      La philosophie d’Aristote et de St Thomas d’Aquin est un réalisme modéré, qui prétend que notre intelligence connaît vraiment la réalité, tout en maintenant que la manière d’être des choses est différente de leur manière d’être dans notre intelligence. Le réalisme absolu (Platon) nie cette différence, l’idéalisme moderne, en particulier avec Kant, nie que notre intelligence puisse connaître la réalité.

[3]      Aristote, Physique, II ch 1, 192b21-23

[4]      St Thomas, In Physicam Aristotelis Expositio, III lectio 2 n285

[5]      Il l’est d’une manière plus forte que l’être naturel non vivant. Peut-on dire que l’être vivant possède un principe actif de son mouvement, tandis que l’être naturel non vivant n’a en lui qu’un principe passif de son mouvement ? Les textes de St Thomas ne permettent pas de répondre clairement par l’affirmative, mais l’idée est bien là. Voir Léon Elders, La philosophie de la nature de St Thomas d’Aquin, p76

[6]      Aristote, De l’âme, II ch 1, 412b1 C’est pourquoi l’âme est, en définitive, une entéléchie première d’un corps naturel ayant la vie en puissance, c’est-à-dire un corps organisé. (Traduction par J. Tricot, p90-91)

[7]      St Thomas, In Metaphysicam Aristotelis Expositio, IV lectio 1 n540-543

[8]      Ce n’est pas toujours le cas : Dieu est acte pur sans mélange de puissance.

[9]      P Jean-Dominique, Lettre à un curieux, p175

[10]     P Jean-Dominique, Lettre à un curieux, p175-176

[11]     La subsistance de l’âme humaine séparée du corps, est un problème délicat que nous ne pouvons aborder dans ces quelques lignes. C’est une exception qui fait toute la difficulté (et tout l’intérêt) de la psychologie.

[12]     Dom Jean Claire parle de synthèse partielle pour la synthèse rythmique et la synthèse modale. Ce qui revient bien à dire que le rythme et la modalité jouent des rôles similaires par rapport au mouvement sonore. Cf RG 1959 p190-191.Voir également l’article de M Bévillard sur le même sujet.  http://www.unavoce.fr/mp3/

[13]     C’est ainsi que nous l’avons présentée ici.

Una Voce victime de son succès

le Publié dans Media -> Radio

Le grand intérêt des internautes pour les commentaires hebdomadaires d'Una Voce sur les chants de la Messe du dimanche à venir ne se dément pas et pose un problème de ressources à cette association. Patrick Banken, président d'Una Voce, attire l'attention des auditeurs sur cette question financière. Plusieurs possibilités sont offertes à ceux qui veulent que ces émissions continuent. Parce que les prestations d'Una Voce sont remarquables et sans équivalent dans le monde francophone, nous relayons bien volontiers cette demande auprès des visiteurs de notre site web. Cliquez ICI 

La méthode de Solesmes serait-elle souvent trahie ?

le Publié dans Outils -> Lettres d'information

Una Voce vient de publier (dans sa revue bimestrielle) et diffuser largement (via son site web) un article fort intéressant de Philippe Bévillard (professeur au Centre grégorien Saint Pie X) sur l'interprétation du chant grégorien. En voici la présentation par Patrick Banken, président d'Una Voce :

"Les chefs de scholas grégoriennes que nous sommes essayent dans nos chorales de rendre le chant liturgique latin le plus priant qui soit. Chanter de façon liée, legato n’est pas une tâche aisée mais cela demeure sans conteste l’un des aspects les plus déterminants pour obtenir une vraie prière chantée dont l’action soit puissante et bénéfique sur les âmes des fidèles qui nous écoutent.

Notre ami et administrateur Philippe Bévillard connaît bien ce sujet et nous lui avons demandé de le traiter. Nous lui savons gré d’avoir accepté : son texte est lumineux et sera d’un grand secours tant aux praticiens du grégorien qu’aux simples fidèles du rang qui, ne l’oublions pas, chantent au moins l’ordinaire !  L’article se veut pratique et fait appel à des enregistrements que vous trouverez comme indiqué sur ce site (www.unavoce.fr)"

L'article est ici :  http://www.unavoce.fr/mp3/

A la recherche de la notion de rythme ? Qu'est-ce que le rythme ?

le Publié dans Questions -> Histoire du grégorien

À la recherche de la notion de rythme

            Les articles précédents ont présenté Dom Mocquereau et la question du rythme, qui sera au cœur de ses recherches. Pour résumer, on peut dire que passant de la musique du siècle à la musique du cloître, il est étonné que la théorie du temps fort, si communément admise, trouve une exception avec le chant grégorien. De là il en vient à soulever la question de manière plus sérieuse pour trouver une réponse générale à toute la musique. Qu’est-ce que le rythme en général ?

            Avec ce quatrième article, nous voudrions exposer la réponse à cette question en nous appuyant sur les premières pages du Nombre Musical Grégorien. C’est une œuvre synthèse, qu’il a publiée au terme de longues années de recherche. Nous ne suivrons pas ici le fil de sa démarche, mais nous nous arrêterons sur la présentation qu’il donne à l’issue de son travail de recherche. Ces premières pages cernent la notion du rythme dans toute sa généralité, la suite de l’ouvrage détaillera les différents aspects du problème rythmique dans le cadre du chant grégorien.

1. Rythme, es-tu là ?   2. Le rythme dans le mouvement sonore   3.  Qu'est-ce que le rythme ?........  Lire la suite .......

Le point de départ de la recherche de Dom Mocquereau

le Publié dans Questions -> Histoire du grégorien

Comme nous l’avons évoqué dans l’article précédent, Dom Mocquereau entrant au monastère se trouve naturellement au cœur du travail de restauration du chant grégorien. Excellent musicien dans le siècle, il peine d’abord avec cette musique qui lui semble sans intérêt et sans valeur musicale. Comme le note Dom Gajard, « dès le début, il s’était aperçu que le chant grégorien se trouvait par sa composition même, en contradiction ouverte avec ce qu’on était convenu de considérer comme les fondements mêmes de l’art musical. Pour quiconque a été élevé dans la théorie du temps fort et du rythme intensif, le fait si fréquent de finales de mots et même de pénultièmes dactyliques faibles chargées de neumes après un accent tonique affecté d’une seule note, constituait une énigme, sinon un scandale. »1 En commentant ces quelques lignes de Dom Gajard, on relèvera ce qui est le point de départ de la recherche de Dom Mocquereau, l’étonnement initial qui va le conduire logiquement à se pencher sur la question du rythme.

1/ Ce à quoi on s’attend

Comme l’article précédent le notait, il y a un point commun entre toutes les théories rythmiques qui se veulent la juste interprétation du chant grégorien. Elles s’appuient toutes sur l’inévitable temps fort, jugé indispensable à la musique. Si dans la langue latine, il y a bien une syllabe qu’on était prêt à qualifier de forte, c’était bien l’accent tonique. Alors on s’attend à ce qu’il y ait coïncidence de l’accent tonique avec le temps fort. Voilà ce qui semblerait tout à fait logique. Pour le marquer, on s’attend à ce que cette syllabe soit ornée de beaucoup de notes, tandis que les autres syllabes soient comparativement réduites.

Le Centre grégorien Saint Pie X lance un appel aux dons

le Publié dans Le Centre Grégorien -> Dons, aides et soutiens au Centre grégorien

Depuis 2012, le Centre grégorien Saint Pie X a procédé à une refonte importante de sa pédagogie qui a donné entière satisfaction à ses élèves sessionnistes. Il a dû engager pour ce faire plus de dépenses que d’habitude. Vient un moment où il faut équilibrer les comptes pour éviter le déficit. Comment faire ?

Augmenter le prix des sessions irait à l’encontre de la volonté de faciliter la formation au chant grégorien. Ce sera peut-être nécessaire, mais il faut auparavant essayer d’autres pistes.

Le Centre grégorien Saint Pie X lance un appel aux dons, car il a besoin de collecter cette année 2000 Euros.

Si vous avez le souhait de voir réapparaître de nombreuses et belles chorales liturgiques grégoriennes, répondez à l'appel du Centre grégorien

- soit en cliquant sur le bouton "Faire un don" en colonne de gauche

- soit en adressant votre don par chèque à :

Centre grégorien Saint Pie X
Père Damien-Marie
10 place des Tilleuls, 79600 ASSAIS

Votre don sera déductible de vos impôts à hauteur de 66%. Un reçu fiscal sera envoyé à chaque donateur.

Dom Mocquereau et la synthèse rythmique (2)

le Publié dans Questions -> Histoire du grégorien

Le problème du rythme, tel qu’il se pose à Dom Mocquereau en 1875.

            Comme la biographie de Dom Mocquereau le manifeste, toute son activité musicale est marquée par la question du rythme. Qu’est-ce que le rythme ? Question complexe, problème, comme l’a écrit M le Guennant, qui était de nature à décourager les plus téméraires. C’est le mérite de Dom Mocquereau d’avoir, grâce à son expérience musicale exceptionnelle et un travail patient sur de longues années, démêlé les fils de cette difficile question.

            Pour bien comprendre comment se pose le problème, nous exposerons de manière succincte les principales interprétations qui ont précédé la synthèse de Dom Mocquereau. En effet, même si la question du rythme sera résolue par Dom Mocquereau dans toute sa généralité, c’est dans un cadre particulier que l’intérêt de la question se manifeste à lui. Ce cadre particulier, c’est son premier contact avec le chant grégorien à Solesmes en 1875.

Dom Mocquereau et la synthèse rythmique (1)

le Publié dans Questions -> Histoire du grégorien

Biographie

André Mocquereau1 naquit, le 6 juin 1849, à La Tessoualle (Maine-et-Loire). Sa famille était originaire de Sablé-sur-Sarthe. Son père, médecin, vint s’établir à Cholet peu après la naissance de son fils. La musique avait sa place dans ce foyer de culture et de tradition profondément françaises. André devint un violoncelliste de talent. Camille Bellaigue rapporte avec humour qu’un jour sa petite sœur qui l’accompagnait au piano ayant commis une faute légère, l’impatient violoncelliste frappa d’un coup d’archet les petites mains fautives. Et ce fut le premier de ces ictus dont il était réservé à Don Mocquereau d’établir un jour et la pratique et la doctrine, avec plus de douceur.2 En 1870, il entre dans l’armée. Le célèbre violoncelliste Dancla voulait l’attirer au Conservatoire de Paris, mais il entre le 22 juillet 1875 au monastère de Solesmes.

Entré au monastère, sa sensibilité musicale s’adapta mal au chant du chœur. Surprise, répulsion, les tendances synthétiques de son intelligence ne parvenaient pas, et pour cause, à faire entrer dans les moules qui lui étaient familiers une matière musicale d’une souplesse et d’une liberté infinies.

Una Voce recommande le Centre grégorien Saint Pie X

le Publié dans ROOT -> Le Centre Grégorien

Una Voce, l'association française (et internationale) incontournable concernant le chant grégorien, vient de publier sa lettre N°3-2014.

Elle vient de célébrer son cinquantenaire les 4 et 5 octobre 2014 et décrit sa mission d’aider les choristes et chefs de chœur à se perfectionner dans la pratique du chant sacré de l’Église. C'est à ce titre qu'elle recommande l'enseignement du Centre grégorien Saint Pie X, retenu "tant en terme de qualité qu'en importance de l'offre éducative".
 
A l'occasion de son Jubilé, elle a ouvert une "Chaîne Una Voce" sur Youtube. C'est ICI